Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 12:48

Saupiquet2.gifDepuis le lundi 08 février 2010 les salariés de Saupiquet de SAINT-AVE sont en grève illimitée. Au mois de décembre dernier, comme cadeau de Noël, nous avons appris la fermeture de l’usine, alors que la société SAUPIQUET fait des bénéfices substantiels ainsi que le confirme le rapport de l’expert-comptable commandé par le comité central d’entreprise. Les dividendes versés aux actionnaires ne semblent jamais suffisants et ce sont toujours les salariés qui sont sacrifiés en dépit de toute logique économique. La crise récente du capitalisme a révélé au grand jour les excès d’un libéralisme insatiable et sans limite. Qui se préoccupe alors des salariés qui se retrouvent abandonnés dans un bassin d’emploi vannetais où le taux de chômage ne cesse de progresser ? La société SAUPIQUET n’est qu’une filiale de la multinationale Italienne « BOLTON » dont les préoccupations se limitent aux dividendes à verser à quelques actionnaires. Que pèsent quelques salariés face à une entité supranationale qui n’a que faire des préoccupations sociales locales ? 13 mutations en Italie et 37 à Quimper (alors que ce site ne peut pas garantir des emplois pérennes) et quelques mesurettes de reclassement pour les autres, voilà le plan pour l’emploi  de SAUPIQUET ! Derrière cette énième fermeture d’usine, se cache la détresse de nombreuses familles qui ne comprennent pas les raisons de ces licenciements. De nombreuses vies sont brisées sans aucune reconnaissance. Ce sont de véritables drames familiaux qui seront la conséquence des mesures prises par SAUPIQUET. Comment imposer à des familles qui sont installées depuis plusieurs années de tout quitter pour un emploi incertain, de vendre leur maison, de changer d’école pour les enfants, de tout recréer ailleurs alors que tant d’efforts et de sacrifices ont déjà été consentis ? Bien sûr, SAUPIQUET ne sera plus là et c’est toute la collectivité qui supportera en définitive les effets de ces licenciements !

Plus qu’une nouvelle affaire de délocalisation, c’est tout un modèle de société qui est en jeu. A défaut de pouvoir sauver notre outil de production, nous revendiquons de pouvoir partir avec de la dignité et de la reconnaissance. Puisque les pouvoirs publics semblent insensibles aux préoccupations du monde du travail, alors que SAUPIQUET comme tant d’autres a dû bénéficier d’aides en tout genre pour finalement les reverser aux actionnaires, les salariés n’ont comme seule arme que de se mettre en grève. Ce mouvement social n’est pas seulement la défense de nos intérêts mais l’interpellation de tous pour qu’enfin notre société devienne plus juste et plus solidaire.

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